Feynman est le premier qui évoque la possiblité d'explorer le domaine de l'infiniment petit dans son discours donné le 29 Décembre 1959 à la Société Américaine de Physique. Il envisage un nouvel aspect de la physique "dans lequel peu de choses ont été faites, et dans lequel beaucoup reste à faire". En se servant de la très petite taille des atomes, Feynman considère comme possible d'écrire de grandes quantités d'informations sur de très petites surfaces : "Pourquoi ne pourrions-nous pas écrire l'intégralité de l'Encyclopaedia Britannica sur une tête d'épingle ?". Cette citation qui ne fut relevée à l'époque est désormais abondamment citée au fait des progrès en microtechnologies.
Feynman imagine desormais un monde où les atomes seraient manipulés un par un et placés en structures cohérentes de très petite taille. La prédiction de Feynman sera confirmée grâce à la découverte du microscope à émission de champ, qui a permis de réaliser l'image d'un seul atome en 1957.
En 1986, Éric Drexler publie un ouvrage sur l'avenir des nanotechnologie : Engines of Creation, dans lequel il montre sa vision des énormes progrès possibles avec l'essor des nanotechnologies. Ainsi les lois physiques paraissant insurmontables aujourd'hui pourraient être dépassées, les produits créés pourraient être moins coûteux, plus solides, plus efficaces grâce à la manipulation des molécules et des atomes. Mais Drexler en a également prévu les effets néfastes de, en effet de telles technologies capables de se reproduire ou du moins de se répliquer par elles-mêmes pourraient être tout simplement catastrophiques puisque, par exemple, des bactéries créées dans un quelconque intérêt commun pourraient se répliquer à l'infini et causer des ravages sur la flore mais aussi sur la faune et même sur l'humanité.
Drexler écrit que si l'essor des nanotechnologies, apparemment inévitable dans le processus d'évolution humain, devait nous apporter énormément dans des domaines très vastes, il est également fort probable que ces technologies deviennent destructrices si nous ne les maîtrisons pas entièrement.
Derrière l'effet d'annonce, plusieurs études ont été menés concernant l'évolution des nanotechnologies et des nanosciences. Donc en prenant en compte le fait que les définitions ne sont pas tout à fait stabilisés, la manière commune pour mesurer l'activité nanotechnologique se fait sous trois angle : les publications scientifiques (pour les connaissances fondamentales), les brevets (pour les aspects technologiques) et les institution et entreprises concernés ou encore les captaux investis dans la nanotechnologie (pour mesurer l'activité économique et industries réelles).
Qu'il s'agissent des brevets déposés ou des publications scientifiques ou encore des activités économique : les valeurs indiqués étaient négligeable avant 1990 :
Année | 1995 | 2000 | 2003 |
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Nombre de brevets pour l'année | 950 | 1600 | 2600 |
Périodes de création | Avant 1900 | 1900-1950 | 1951-1980 | 1981-1990 | 1991-2000 |
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Nombre d'entreprises concernées | 20 | 60 | 45 | 75 | 230 |
Périodes | 1989-1990 | 1991-1992 | 1993-1994 | 1995-1996 | 1997-1998 | 1999-2000 |
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Publications cumulées | 1000 | 10000 | 20000 | 35000 | 55000 | 80000 |
Nouvelles publications | 1000 | 9000 | 10000 | 15000 | 20000 | 25000 |
Ces derniers chiffres nous indiquent bien le fait de la propagation et l'essor sans appel de la nanotechnologie.
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